IMMORTEL (AD VITAM)
Animation / France 2003

© UFD

FICHE TECHNIQUE

Réalisé par : Enki Bilal
Scénario de : Enki Bilal & Serge Lehman
Photographie de : Pascale Gennesseaux
Musique de : Goran Vejvoda
Costumes de : Mimi Lempicka
Durée : 1 h 42
Distribution

Linda Hardy......................Jill
Charlotte Rampling...........Elma
Thomas Kretschmann........Nikopol
Thomas M. Pollard............Horus
Yann Collette.....................Froebe
Frédéric Pierrot.................John
Jean-Louis Trintignant .......Jack
Corinne Jaber, Joe Sheridan...

Résumé

2095. New York. La puissante société EUGENICS prône la vie artificielle, chez l’homme tout se remplace : cœur, foie, poumons... La science n’a plus d’éthique et règne en maîtresse absolue de ce monde étrange, expériences illégales, meurtres... avec la complaisance d’un gouvernement à sa botte. C’est dans ce "nouveau monde" que sont mis en présence un dieu égyptien qui ne dispose que de 7 jours pour revoir une dernière fois le monde des humains, une mystérieuse femme aux cheveux bleus à la recherche de son identité qui aura la chance de trouver une alliée en la personne d’une scientifique et un ex-prisonnier...

L'avis de Ciném@ et Cie

Par Patrick :
Adaptant librement ses comic books, Enki Bilal nous livre un film visuellement génial.. Il a su créer un New York en 2095, saisissant.
A partir du moment, on l’accepte cette idée de départ de participer à l’émotion concernant des personnages plus virtuels qu’humain, on découvre un très bon film d’action sans temps mort. Les quelques acteurs, Linda Hardy et Thomas Kretschmann en tête, jouent à merveille pour nous faire croire à cette (ces) histoire(s) imbriquée(s) les unes dans les autres qui rendent la lecture de ce film un brin complexe.
Au résultat un bon "produit" virtuel / Humain mais qui souffre d’une trop grande référence aux œuvres "papiers" de l’univers d’Enki Bilal. Les connaisseurs se retrouveront, les autres découvriront un talent certain pour créer un monde illusoire mais à l’issue, une incompréhension liée aux histoires commencées mais pas souvent achevées.


Par Laetitia : D’entrée de jeu, on se sent enveloppé dans un monde volontairement artificiel.. C’est bien l’univers de la bande dessinée recréé ici à l’aide d’images de synthèse, mêlant ainsi réel et irréel.. Les histoires qui se croisent peuvent sembler cependant complexes aux non initiés du monde de Bilal, non moins attractif pour autant.
Œuvre décalée, floue ? Sûrement, et je dirais même, tant mieux. Cela ne met que plus en relief la créativité et l’originalité de ce film, interprété par des acteurs dont le jeu, sans prétention, sonne juste. Il est moins sûr que cela fasse l’unanimité au sein de tous les spectateurs, dommage, car un film qui sort des sentiers battus avec autant de recherche artistique mérite amplement le détour.